Supérieur privé CGT

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

26 janvier 2012

ESC AMIENS (Sup de Co Amiens) : accusation de harcèlement moral

Article AEF (Dépêche n°161457. Paris, mercredi 25 janvier 2012, 11:39:04 ) : « Le Parisien » (p.15) consacre un article à la comparution de cinq responsables de l'ESC Amiens accusés de harcèlement moral après le suicide d'une salariée de l'école. 

Vacataires du supérieur public & Chargés d'enseignements du supérieur privé : une lutte commune!

Une loi contre les CDD abusifs dans la fonction publique serait à l'étude. Soyons vigilants afin que ce texte permette de stopper cette précarité institutionnalisée par l'Etat lui même.

La CGT se bat aux côtés des vacataires du supérieur public tout comme elle est aux côtés des chargés d'enseignements (encore abusivement appelés "vacataires" par nombre d'employeurs) dans le supérieur privé. De nombreux enseignants interviennent d'ailleurs souvent tant dans le public que dans le privé.

Vacataires et Chargés d'enseignements : contactez nous!

(***) Nous affichons également notre solidarité avec les camarades Sup de Co Amiens (voir articles de Christine Fourage), qui ont subi et subissent encore des pressions intolérables de la part des dirigeants de l'école.

Voir la suite article AEF ...

Lire la suite...

Libération du 25 janvier : SUP de Co option harcèlement

C’était il y a deux ans. Mireille Dimpre-Berthemy songeait à ses vacances, prévues fin juillet, avec son mari. Elle avait des projets pour sa maison, son jardin, en avait parlé à Pierre, un ami avec lequel elle prenait chaque jour le train de 7 h 24 en direction d’Amiens. Mireille s’occupait alors des comportements professionnels (simulation d’entretien, stages des étudiants, etc.) à l’Ecole supérieure de commerce (ESC). Elle était un peu fatiguée, somnolait parfois dans le 7 h 24, ce qui n’était pas son habitude. Elle avait aussi confié à Pierre qu’elle risquait de devoir recommencer un travail et peut-être retarder un peu son départ en vacances. Le 22 juillet, elle avait à ce sujet eu un entretien tendu avec son supérieur. Le 23 juillet, elle rentre dans les locaux de l’ESC à 8 h 50. Huit minutes plus tard, elle écrit un mail à un chargé de mission pour lui annoncer qu’une réunion a été annulée : «Encore merci de l’avoir accepté. Bonne journée !» Elle va chercher un café, papote dans les couloirs avec des collègues. A 9 h 47, elle ferme la porte de son bureau, se jette par la fenêtre. Elle décède en début d’après-midi à l’hôpital. Elle avait 48 ans, s’habillait toujours en noir et blanc et était, paraît-il, très belle.

Fait rare, ce suicide a fait l’objet d’une enquête de police, déclenchée à l’initiative du parquet, puis d’un renvoi devant le tribunal correctionnel pour «harcèlement moral», ce délit que souvent la justice estime si difficile à définir et à étayer. Audiencé fin mars, le procès a été différé en raison d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC, lire ci-contre) déposée par la défense. Des échos récents font état d’un probable rejet de la QPC par la Cour de cassation, ce qui ouvrirait la voie à un nouveau procès, peut-être dès septembre. Très déçues du renvoi, les parties civiles attendent de pied ferme ces débats. Car en plus du cas dramatique de Mireille Dimpre-Berthemy, six salariés de l’ESC ont été déclarés souffrant d’un harcèlement moral, exercé par quatre directeurs et une directrice de l’établissement. «Nous sommes à la tête d’une école de commerce, de business. La vie de l’école, c’est la guerre, et j’essaye de prendre soin de mes soldats, si je puis me permettre cette analogie militaire», s’est expliqué Jean-Louis Mutte, le directeur du groupe Sup de co - dont dépend l’ESC - qui a aussi estimé que «la CGT et le PC cherchent à instrumentaliser le décès de Mireille Dimpre-Berthemy pour arriver à leurs fins, car nous formons les suppôts du capitalisme de demain».

 

Tranchée. Au milieu des dizaines d’accusations et de contre-attaques ayant scandé l’affaire, deux rapports, l’un de la médecine du travail en décembre 2009, l’autre de l’inspection du travail en juin 2010, donnent de la matérialité à cette situation de souffrance. La médecine du travail a conclu que sur les 67% des salariés ayant répondu au questionnaire, 33% affirment être en situation de stress élevé, et 39% disent que leur travail a des répercussions négatives sur leur santé. De son côté, l’inspection du travail, après avoir auditionné 45 salariés de Sup de co, a aussi conclu à une situation de harcèlement moral.

Pendant trois ans, la guerre de tranchées a opposé, à grands traits, des hommes, plutôt âgés, dont les salaires tournent autour de 5 000 euros nets mensuels, à des femmes bien plus jeunes, percevant environ 1 500 euros nets. «Il faut savoir travailler pour le plaisir et non pour l’argent», a un jour lancé Georges Pouzot, 61 ans, un des directeurs mis en cause, à Elisabeth Lemaire, 30 ans, la responsable des concours et de la prospection, qui lui expliquait qu’en raison des nombreuses heures supplémentaires, surtout le samedi, son salaire ne suffisait plus pour payer la nourrice. Georges Pouzot a aussi pu parler «d’horaires de fainéants» au sujet des crèches qui ouvrent à 8 h 30, ou demander à Elisabeth Lemaire un vendredi à 20 h 30 qu’elle traite un fichier pour le lendemain matin alors qu’elle avait un mariage. En un an elle a perdu 22 kilos. «J’ai oublié l’humain pour ne poursuivre que les objectifs que je m’étais fixés. […] Je croyais qu’elle était contente de la confiance que je lui portais. Je l’ai laissée se défoncer à son travail, cela profitait à tout le monde… sauf à elle finalement», a-t-il benoîtement regretté devant les policiers. Le premier de ces «objectifs» était le redressement financier de l’ESC - ce qui a été le cas - au prix d’un accroissement rapide du nombre d’étudiants et d’une importante surcharge de travail pour des salariés à l’effectif inchangé.

Pascale Bécu, 57 ans, est une autre victime de cette reconquête. Secrétaire de direction, puis simple secrétaire, elle apprend en juillet 2008 qu’elle changera de service à la rentrée, et demande à déménager elle-même son bureau. Mais le 25 août, à son retour de vacances, elle trouve ses dossiers par terre, son bureau occupé. En pleine crise de nerfs, elle se réfugie dans les toilettes durant une heure.«Personne n’est propriétaire de son bureau», estimera devant les enquêteurs le directeur de Sup de co. Après d’autres vexations, Pascale Bécu s’enfonce dans une profonde dépression.

Manœuvres. Les emplacements des bureaux sont toujours un enjeu dans une entreprise, comme le montre aussi le cas de Patrice Toto, 43 ans, un des deux plaignants masculins. Enseignant à Sup de co et délégué CGT, il s’est affronté régulièrement avec la direction durant des années. Après avoir demandé en vain le financement d’une formation - finalement payée de sa poche -, il s’est vu peu à peu retirer toutes ses responsabilités, jusqu’au coup de grâce : son transfert dans un bureau vitré au rez-de-chaussée, très bruyant, avec des étudiants le prenant parfois pour le concierge. Cela rappelle le bureau 500-9 des Heures souterraines (1), surnommé «"le cagibi" ou "les chiottes" parce que l’on y perçoit très distinctement le parfum "Fraîcheur des glaciers" du spray désodorisant pour sanitaires, ainsi que le roulement du distributeur de papier hygiénique». Pour Patrice Toto, c’est l’heure de la dépression, suivie d’un arrêt de travail. Troublante coïncidence, ce bureau avait un temps été occupé par un autre plaignant, Thierry Léger, 48 ans, un ex-agent d’entretien devenu concierge avant de rejoindre le service informatique où il a été cantonné à faire des photocopies et de la manutention. En février 2009, ce dernier est arrêté définitivement pour «un état de souffrance psychique et psychologique lié à des manœuvres discriminatoires et dévalorisantes de la part de la direction», selon les termes de la caisse primaire d’assurance maladie. Deux secrétaires, Marylène Caboche, 44 ans, et Nathalie Leledier, 38 ans, complètent le groupe des plaignantes, la première ayant tenté de se suicider en 2010.

«La fatigue, c’est un problème d’organisation» ; «La résilience est impérative dans notre travail» ; «Vous êtes déjà fatiguée à 30 ans ?» ; «C’est le standard ou la porte» ; «Une augmentation ? Mais vous n’avez plus 20 ans et vous ne portez pas de mini-jupe !» Ce type de remarques vexatoires était fréquemment utilisé par les membres du«management committee». Devant les policiers, ils ont admis certaines maladresses, mais ont nié toute intention de harcèlement. «Relier le suicide de Mireille Dimpre-Berthemy à une pression de la hiérarchie est obscène, honteux», a estimé Jean-Louis Mutte. «Je pense que certains salariés qui se disent en souffrance profitent de cette situation pour excuser leurs carences ou leur ressentiment envers une entreprise où l’on n’est pas heureux», a affirmé Isabelle Mathieu, directrice administrative et financière. Sans doute pour ne pas dévaluer leur propre travail, les directeurs avaient le plus souvent bien noté les salariés ayant déposé plainte. Sauf le 7 juillet 2009, Roger Davis, directeur de l’ESC, ayant baissé la note de Mireille Dimpre-Berthemy, l’assortissant d’un commentaire : «Année difficile due à des moments de tension.»

EN ce moment le Procès Sup De Co à Amiens

Brimades", "pressions", "stress", "mises au placard"... "Je n'avais jamais vu autant d'éléments caractérisant du harcèlement dans une entreprise", a témoigné un des deux inspecteurs du travail chargés de l'enquête. Le tribunal correctionnel d'Amiens a commencé mercredi 25 janvier à juger pour harcèlement moral les dirigeants de Sup de Co Amiens.

Quatre dirigeants - Jean-Louis Mutte, directeur général de Sup de Co, Isabelle Mathieu, directrice administrative et financière, Georges Pouzot et Roger Davis, respectivement directeur délégué de l'Institut supérieur d'administration et de management (ISAM) et directeur délégué de l'Ecole supérieure de commerce (ESC), deux entités du groupe - sont poursuivis pour harcèlement moral sur leurs subordonnés.

Les quatre hauts responsables encourent jusqu'à un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende. L'association Sup de Co, représentée par son président Bernard Désérable, encourt jusqu'à 75 000 euros d'amende. Le procès est prévu pour durer jusqu'à vendredi.

"Son suicide est lié à son travail exclusivement"

La justice a commencé à s'intéresser à eux après le suicide d'une ancienne directrice, rétrogradée, qui s'était jetée par la fenêtre de son bureau en juillet 2009.

"Son suicide est lié à son travail exclusivement", a martelé sa soeur, Brigitte Dimpre, en arrivant au palais de justice."Je veux comprendre ce qui s'est passé, comment, alors qu'elle était numéro deux en 2002, elle a pu se jeter par la fenêtre sept ans plus tard".

Au total, sept victimes ont été identifiées, comme Marylène Caboche, une assistante pédagogique qui a tenté à deux reprises de mettre fin à ses jours en laissant une lettre dénonçant ses conditions de travail, ou Patrice Toto, un formateur laissé sans occupation à son retour d'un congé maladie.

Un harcèlement "délibéré" de la direction selon les inspecteurs

Environ la moitié des salariés, soit 45 d'entre eux, en grande majorité des personnels administratifs, ont été entendus par les inspecteurs Julien Eggenschwiller et Jacques Thellier. Ces derniers ont conclu qu'une vingtaine d'entre eux souffraient au travail. "C'est anormalement élevé", a souligné Jacques Thellier.

"En face, la direction était dans le déni, recourant toujours à des explications du genre : 'c'est d'ordre personnel ou familial'". "On se heurtait à un mur d'inertie", a-t-il ajouté, disant n'avoir "aucun doute" sur le caractère "délibéré" du harcèlement par la direction.

Des inspecteurs "subjectifs" selon la défense

Les deux inspecteurs ont énuméré les éléments recueillis, comme ces propos : "la fatigue, c'est un problème d'organisation", tenus alors qu'un salarié se plaignait de la "surcharge" chronique de travail. Ils ont également évoqué des "pressions" pour obtenir des ruptures conventionnelles de contrats, des "opérations de déstabilisation" ou encore des "mises au placard""C'est un paradoxe, c'est quand même une école qui doit former des cadres supérieurs au management !", s'est exclamé M. Thellier.

Ses affirmations ont fait bondir le directeur général Jean-Louis Mutte, qui, rouge de colère, a contesté la formulation d'un inspecteur, trop orientée selon lui. Les avocats de la défense ont mis en avant "la subjectivité" des deux agents. L'avocat de Jean-Louis Mutte a rappelé que les deux-tiers du personnel avaient signé une pétition de soutien à la direction.

FTVi avec AFP

24 janvier 2012

NAO à l'UDESCA : Déclaration de l'intersyndicale CFDT-CFTC-CGT-FO-SUD Solidaires

Les premières négociations annuelles obligatoires sur les salaires, depuis la signature de la CCN du 4 juin 2002, ont eu lieu à l’UDESCA : elles se soldent par un constat de désaccord.

 

L’intersyndicale (CFDT-CFTC-CGT-FO-SUD Solidaires) a proposé que l’ensemble des grilles de rémunération soit réévalué de dix points d’indice.  Ceci représente une augmentation de la masse salariale de 1,68 % et tient compte des difficultés financières des établissements. Pour mémoire, les prix ont augmenté en 2011 de 2,5 %.

 

Les employeurs ont choisi de ne pas en tenir compte et de revaloriser uniquement l’indice de rémunération des salariés concernés par l’augmentation du SMIC et se limitent  à l’obligation légale (annexe 2 de la CCN-Catégorie-Employé-Niveau A Employé.)

 

Cette obole n’aura des répercussions que sur le calcul éventuel de la prime d’ancienneté. La revalorisation du SMIC, qui n'est que l'application de la loi sur le niveau A de la grille annexe 2,   ne pouvant pas être imputée au bon vouloir des employeurs des universités et instituts catholiques.

 

Ainsi l’UDESCA, dans sa grande générosité, a décidé de respecter ses obligations légales pour un coût de  21 666 euros supplémentaires. Ceci ne concerne que les plus bas indices « plancher » et représente 0,026% de la masse salariale globale (près de 82 millions d’euros).

 

Pourtant, le budget des établissements d’enseignement supérieur privé associatif est en augmentation de près de 3 millions d’euros.

Pourtant, vendredi 13 janvier en début d’après-midi, Monseigneur Debergé, président de l’UDESCA, convié à la Commission paritaire nationale, a déclaré combien il était attentif au pouvoir d’achat des salariés, en particulier des plus modestes, et a indiqué que l’on ne peut se satisfaire d’arguments mettant en avant les seules difficultés financières.

Malheureusement, le Président de l’UDESCA a quitté la réunion sans que le débat ne puisse s’engager et avant la présentation des propositions employeur sur les salaires.

 

L’intersyndicale (CFDT-CFTC-CGT-FO-SUD Solidaires) s’indigne de la surdité des employeurs de l’UDESCA qui s’en tiennent à des déclarations de principe sans passer aux actes, elle maintient ses propositions et appelle les salariés à débrayer massivement le 31 janvier de 10H à 12H, afin d’exiger des augmentations de salaire décentes

09 décembre 2011

ESSEC : élection d'un nouveau doyen suite au conflit opposant le corps professoral au directeur général, Pierre Tapie

Dans un communiqué, le Sénat des professeurs de l'Essec (1) avait alors expliqué que ce vote marquait « une rupture de confiance nette entre la faculté et le directeur général actuel et ne [permettait] pas d'envisager de travailler de manière sereine et constructive au développement et à la réussite de l'institution académique Essec ». Il faisait également référence aux « difficultés rencontrées par l'Essec dans un contexte de compétition académique internationale intense » et à « la grave crise de confiance provoquée par le non-respect de règles élémentaires de fonctionnement collectif ». De son côté, le syndicat des professeurs, ...

Lire la suite...

27 novembre 2011

Supérieur Hors contrat : La convention collective de l'enseignement privé hors contrat en 4 pages ... accessible à tous!

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la convention collective ... http://superieur-prive-cgt.org/public/HORS_CONTRAT/4_pages_CCN_HC_nov_2011.pdf

Regardez, commentez et contactez nous pour plus d'informations : Pascal Régnier - SG SNPEFP-CGT - 06 77 13 38 80 - pascal.regnier@snpefp-cgt.org

25 novembre 2011

La précarité au quotidien

Au cours de l'hiver 2009-2010, a été lancée une enquête par l'intersyndicale de l'enseignement supérieur et de la recherche qui visait à rendre compte des conditions de travail et de vie des personnels précaires de l'ESR. Ce faisant, vous avez participé à ce que cette question soit prise en compte de façon plus informée au sein des syndicats ainsi qu'à sortir de l'invisibilité et du silence la situation d'un quart des personnels de notre secteur. 

En février 2010, cette enquête, qui a récolté plus de 4 400 réponses valides, a donné lieu à un rapport toujours consultable sur le site dédié à la lutte contre la précarité : http://precarite-esr.org

En avril 2011, un ouvrage a été publié aux éditions Raisons d'agir, par le collectif P.E.C.R.E.S. issu du groupe de travail ayant construit l'enquête, sous le titre Recherche précarisée, recherche atomisée. Production et transmission des savoirs à l'heure de la précarisation. Se fondant sur les résultats de l'enquête de 2009-2010, et en les inscrivant dans une analyse des réformes récentes de l'ESR, ce petit livre a permis une plus grande diffusion de situations encore largement méconnues et déniées à l'intérieur même de l'ESR. Il a également diffusé des informations permettant de contrer le discours souvent mensonger du ministère de l'ESR sur la réalité de la précarité.

Aujourd'hui, le collectif P.E.C.R.E.S. vous propose de vous exprimer directement sur ce qu'être (ou avoir été récemment) précaire dans l'ESR veut dire en lançant un blog destiné à recueillir vos récits, témoignages et analyses de la précarité, telle qu'elle se vit au quotidien. L'objectif d'un tel blog est d'offrir un espace d'expression pour les personnes que la précarisation de l'ESR touche en premier et le plus frontalement ; lieu d'expression pour soi, un tel espace permettrait de concentrer des récits précis, et subjectifs, susceptibles de faire ressortir les traits communs en même temps que la diversité des situations de précarité. Pour que la description de la précarisation de l'ESR ne se cantonne pas à des discours politiques généraux et abstraits, pour que la globalité de chaque expérience puisse être connue et partagée, nous vous encourageons à participer à ce blog et à faire connaître son existence. Bien sûr, chaque témoignage sera anonyme, et il n'y aura de modération de leur contenu qu'en cas d'instrumentalisation à des fins racistes, sexistes ou homophobes.

Vous trouverez toutes les explications, la démarche et le mode d'emploi du blog à l'adresse suivante:  http://pecres.hautetfort.com

22 novembre 2011

Les effectifs d’étudiants dans le supérieur en 2010 : l’augmentation se poursuit (note d'information n°11-14, Enseignement supérieur et recherche)

Les étudiants dans l’enseignement supérieur en France métropolitaine et dans les départements d’outre-mer n’ont jamais été aussi nombreux : 2 318 700 à la rentrée 2010. Leur nombre a légèrement progressé (+ 0,2 %), après la hausse particulièrement marquée de 2009 (+3,6 %). L’augmentation des effectifs demeure particulièrement élevée pour les écoles de commerce reconnues à diplôme visé.  En revanche, contrairement aux dernières années, les effectifs diminuent pour les instituts universitaires de technologie et pour les classes préparatoires. L’enseignement privé se renforce encore et représente plus d’un étudiant sur six. Les femmes demeurent plus souvent diplômées de l’enseignement supérieur que les hommes. Le nombre d’étudiants étrangers progresse (+ 2,3 %), alors que celui des étudiants français diminue (- 0,1 %) : les étudiants étrangers représentent 12,3 % des étudiants. La forte progression des Chinois s’interrompt : elle n’est plus que de 0,2 %. Moins de la moitié des académies gagne des étudiants. 

Voir la note : note 11-14

Lire la suite...

21 novembre 2011

Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, dénoncent fermement les plans d’austérité et de rigueur décidés et imposés par le gouvernement.

Communiqué des organisations syndicales

CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA

vendredi 18 novembre 2011

Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, dénoncent fermement les plans d’austérité et de rigueur décidés et imposés par le gouvernement.

L’austérité en France et en Europe n’est pas la solution à la crise. Au contraire, elle risque d’entraîner la récession.

Le gouvernement décide de mesures dans le domaine social sans rencontrer ni entendre les organisations syndicales. Il fait porter les efforts sur les salariés, ce qui creuse les inégalités et plonge des milliers de familles dans les difficultés sociales

Après la taxe sur les complémentaires, les déremboursements, l’instauration de forfaits et franchises, les ponctions sur le budget de l’assurance maladie, la diminution des prestations sociales, le gouvernement s’en prend aux salariés malades, potentiellement « fraudeurs » et « responsables des déficits publics », en instaurant un jour de carence de plus dans le privé et un dans la Fonction publique et en tentant d’opposer les uns aux autres.

Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA décident d’agir ensemble pour s’opposer à ces mesures et obtenir d’autres solutions. Avec un appel commun, elles s’adresseront aux salariés pour interpeller le gouvernement, les élus et les responsables d’entreprises dans la période du 1er au 15 décembre. Dans ce cadre, le 13 décembre sera un temps fort de mobilisations interprofessionnelles, notamment avec des rassemblements.

Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, se retrouveront rapidement après le 15 décembre, afin d’en tirer le bilan et d’envisager, ensemble, de nouvelles initiatives en janvier.

Montreuil, le 18 novembre 2011

- page 1 de 23