Les conséquences de la crise ou plutôt des crises se font sentir
durement dans tous les pays. Pour y faire face, le mouvement syndical français
a renforcé son unité et fait des propositions visant à défendre l’emploi privé
et public, à lutter contre la précarité et les dérèglementations économiques et
sociales, à réduire les inégalités et à développer le cadre collectif et
solidaire de la protection sociale et des services publics de qualité. Mais les
syndicats n’agissent pas uniquement au niveau national. A travers les
organisations qui les rassemblent au niveau européen ou mondial, les salariés
agissent par delà les frontières et élaborent des propositions pour répondre
aux différentes crises qui secouent les sociétés de tous les continents. En
voici quelques aperçus :
Cette crise doit marquer la fin d’une idéologie des marchés financiers sans
entrave où l’autorèglementation s’est révélée une imposture et où la cupidité a
prévalu sur le jugement rationnel, au détriment de l’économie réelle. Il nous
faut reconstruire une architecture règlementaire nationale et mondiale pour
restaurer la fonction primaire des marchés financiers : assurer un financement
stable et efficace de l’investissement productif dans l’économie réelle. Il
nous faut instaurer un nouveau modèle qui soit économiquement efficace,
socialement juste et écologiquement viable...
Le G20 doit s’assurer que les mesures urgentes qui s’imposent pour combattre
le changement climatique ne soient pas écartées pour cause de crise. Bien au
contraire, cette déclaration appelle les gouvernements à utiliser les plans de
relance budgétaires en réponse à la crise pour progresser sur la voix de «
l’économie verte », préparant ainsi le terrain pour un accord ambitieux sur le
climat cette année à Copenhague. Il y a des mesures essentielles à prendre si
l’on veut empêcher une montée de la température mondiale de 2 degrés et la
multiplication des catastrophes climatiques...
Pour le monde syndical, aucune solution viable ne sera trouvée tant que nous
ne nous attaquons pas aux inégalités sociales ; le social, l’économique et
l’environnemental forment un tout. Si nous n’arrivons pas à une solution
multilatérale ambitieuse et innovante, les travailleurs seront les principales
victimes du changement climatique, en particulier dans les pays en
développement.

Dans ces pays, leur seule responsabilité aura été d’être nés pauvres dans
les zones les plus fragiles et exposées de la planète. La recherche d’une plus
grande équité, la défense et la promotion des droits humains et du travail,
ainsi que les actions en faveur de l’environnement sont toutes des luttes qu’il
faut mener de front pour faire face de manière efficace aux nouvelles
situations qui se présentent à nous...

C'est à chaque salarié qu'il appartient d'apporter sa contribution à la
réalisation de ces objectifs en renforçant les syndicats.
liens : http://www.etuc.org, http://www.tuac.org, http://www.ituc-csi.org, http://www.sustainlabour.org