Que faut-il penser de l'accord entre l'Etat Français et le Vatican sur les diplômes préparés dans les Instituts Catholiques ?
Par Christine FOURAGE le 25 janvier 2009, - UDESCA - Lien permanent
Quand le recteur Quesnel, président de l'UDESCA, affirme ne pas être au courant de la signature d'un accord entre l'Etat français et le Vatican, celàest un peu fort de café, car vu des Cathos nous savons tous qu'il y a de longue date des tractations concernant la reconnaissance en direct des diplômes que nous délivrons, au même titre que cela se passe pour certaines écoles d'ingénieurs. La reconnaissance en direct des diplômes des universités Catholiques, c'est à dire l'habilitation des diplômes au niveau Licence et Masters pour lesquels, nous sommes actuellement en convention avec des universités publiques dans la majeure partie des cas est une manne financière.
En effet, au titre de ces conventions, nous leur reversons une partie des frais de scolarités des étudiants et nos étudiants sont comptabilisés parmi ceux des universités avec qui nous conventionnons, ce qui permet d'accroitre pour elles les dotations financières. Alors que nous militons pour une contractualisation avec l'Etat sur le mode de ce qui s'est fait avec le ministère de l'Agriculture, qui permettrait de sécuriser les personnels des Cathos, de mieux contrôler la qualité des diplômes, de la recherche et l'utilisation des subventions, on peut penser en effet comme le dit le président de la conférence des universités que cet accord suppose que nous soyons des établissements étrangers, émanation directe du Vatican. Or nous voyons depuis quelques années une reprise en main de l'Eglise sur les Cathos, et dans bon nombre de cas on nous oppose le droit canon ou les statuts des Universités catholiques dans les rapports salariaux ! Il faut alors faire intervenir l'inspection du travail pour rappeler qu'un droit étranger ne peut s'appliquer !
En résumé, oui à l'habilitation en directe, et là les universités publiques vont tiquer parce qu'elles y perdent (mais ne jouent-elles pas sur plusieurs tableaux !) mais dans le cadre du droit français et non pas comme des établissements ressortant du Vatican