Nous étions tous réunis devant l'école ce vendredi 13 devant CREAPOLE, une école de design à Paris qui connait aujourd'hui quelques turbulences : descentes régulières de l'inspection du travail dans l'école ... pour des problèmes de sécurité dans un atelier, pour des problèmes de non mise en place des élections des délégués du personnel, ... bref pour l'application des droits les plus élémentaires pour les salariés et bien sûr aussi les étudiants qui ont droit à continuer de recevoir un enseignement de qualité et ce en toute sécurité dans l'atelier.

Descriptif de la manifestation :
  • 14h30 : préparation de la manifestation au lieu de RDV prévu à l'UL CGT : drapeaux, mégaphone, autocollants,
  • 14h50 : départ de l'UL vers CREAPOLE rue de Rivoli : sur le chemin, Annick (tête pensante) cogite sur les slogans à scander au mégaphone 15 minutes plus tard par Pascal (dont l'organe le plus fort n'est surement pas le cerveau mais la voix), ... la fièvre monte !
  • 15h00 : arrivée des camarades Annick, Yves, Pascal, ...devant l'école, déploiement des drapeaux, dernier réglage du mégaphone au niveau des piles, Annick colle des autocollants, Pascal remet les tracts aux camarades, Yves commence à distribuer les tracts, ... devant des étudiants étonnés qui commencent à s'attrouper avec nous pour nous demander des informations ...
  • 15h05 : Pascal au mégaphone (prêté par nos camarades de l'UL ... assez expérimentés en la matière ...) : entre chaque coup de sirène qui a pour effet certain de retenir l'attention du directeur de l'école, des étudiants et des passants (on est rue de Rivoli tout de même!) ... des slogans du type : CREAPOLE, halte au licenciement de notre candidat ; CREAPOLE, le patron, dans la rue ! ; CREAPOLE, raz le bol de ces conditions! ; CREAPOLE, sécurité pour les étudiants, respect des droits pour les salariés ; CREAPOLE, ... et reprise du mot d'ordre de la manifestation CREAPOLE, halte au licenciement de notre candidat ...
  • 15h30 : si le mégaphone attire l'attention des passants, elle attire aussi celle des policiers qui arrivent et nous demandent ce que nous faisons. Après remise d'un tract, explications transmises par nos soins : l'employeur bloque la mise en place d'élections pour faire respecter les droits des salariés, a connu plusieurs descentes de l'inspection du travail (sécurité des étudiants, respect des droits des salariés), ... et ce qui caractérise le degré d'urgence de la manifestation, notre seul candidat a eu droit à un entretien préalable au licenciement la veille sur des motifs qui sont évidemment contestables ..., et nous souhaitons faire pression sur le patron pour qu'il arrête la procédure, c'est donc aujourd'hui ou jamais. Nous nous engageons à arrêter la manif à 16h.
  • 15h40 : le patron (ou plutôt le second) poussé par des étudiants, nous dit-on ..., vient à notre rencontre, étonnamment surpris par une telle marque d'attention ... une veille de Saint Valentin pensez-vous ... Nous lui indiquons que nous demandons principalement que la procédure de licenciement soit stoppée, que les élections aient lieu normalement, et ensuite que les délégués se préoccupent non seulement des droits des salariés mais aussi des droits des étudiants à un enseignement de qualité ... pour le meilleur avenir de tous : étudiants (diplôme toujours reconnu par les entreprises) et parents satisfaits pour une bonne image de l'école ; salariés (emplois préservés et conditions de travail améliorées). Nous lui indiquons que nous sommes prêts à reconduire cette manifestation tant que nous n'aurons pas gain de cause sur tous les points, et donc même si notre candidat est licencié ... puisque bien sûr nous demanderons la réintégration du salarié protégé par la loi en tant que candidat ...
  • 15h50 : des parents d'élèves sortent de l'école et nous rejoignent. Ils nous disent qu'ils étaient venus pour exiger un rendez-vous avec la direction sur différents points : qualité de l'enseignement ... ou comment deux étudiants fraichement diplômés de l'école deviennent chefs de service dans cette même école (voir Episode 1) ; sécurité des étudiants ; écart possible entre la publicité sur les plaquettes et la réalité aujourd'hui ...
  • 16h00 : le mégaphone qui n'a cessé de fonctionner durant tous ces évènements se rendort pour quelques jours, ou plutôt quelques heures ... : Non, les piles ne sont pas mortes. C'est juste que parents d'élèves, étudiants, salariés de CREAPOLE, camarades UL, camarades syndicat national, ... échangeons nos points de vue, bien convergents, et nos numéros de téléphone pour une prochaine action ! Voyez quelques photos en supplément et le tract distribué devant l'école ...  Christophe, on est tous avec toi ! Tiens bon, on est là ! 

    Fin Épisode 2 !  Aux épisodes suivants : La patron va-t-il revenir de son week end prolongé ? Notre candidat sera-t-il oui ou non licencié ? Les élections se mettront-elles enfin en place à CREAPOLE ?  Bonne Saint Valentin ! ... et faites l'amour, pas la guerre ...