On reparle des CDD d'usage à l'UDESCA et sans doute ailleurs !
Par Christine FOURAGE le 28 septembre 2009, - UDESCA - Lien permanent
Dave Neve, délégué syndical à HEI a été mandaté par la CGT pour négocier le protocole électoral. A cette occasion, le dossier épineux de l'accumulation des CDD d'usage pour des cours qui se répètent d'une année sur l'autre et parfois sur des volumes horaires conséquents a été à nouveau soulevé. Nous reprenons ici l'analyse qu'en fait Dave (en changeant quelques éléments de son style si savoureux!) s'agissant des enseignants en langue
Retrouvez le blog de Dave à l'adresse suivante : http://cgt-hei.blogspot.com/
Le 15 sept
2009, le délégué CGT d’HEI, mandaté par la CGT pour participer aux négociations
d’un protocole préélectoral a posé une question à M. Assié, Secrétaire Général
de la Catho et Président de la commission paritaire nationalede L’UDESCA, au
sujet des ‘vacataires’ (plus exactement des chargés d’enseignement tels qu’ils
sont dénommés à l’article 30.3 de la convention collective de l’UDESCA)
Devant les délégués syndicaux présents et certains salariés de l'ICL l, M.
Assié a assuré que les embauches à L’ICL sont faites en toute légalité selon le
Code du Travail et la convention UDESCA
Aujourd'hui, il nous semble bien que cette affirmation doive être remise en
cause !
Pour comprendre ce qui motive notre analyse, il faut commencer par
regarder les trois paragraphes de la convention collective de
l'UDESCA qui traitent de la question des contrats de travail pour les
enseignants.
En règle générale, les contrats de travail sont établis pour une durée indéterminée, à temps plein ou partiel.
Des contrats à durée déterminée peuvent également être conclus pour les motifs prévus par la législation en vigueur. Ils ne peuvent avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir directement un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'établissement.
22. Nature du contrat du travail
Dans le respect des dispositions de l'article 8 de la présente convention et conformément à l'article L.122-1-1 (3ème alinéa) du Code du travail, des contrats à durée déterminée dits "d'usage" peuvent être proposés à des enseignants notamment dans les cas suivants :
· pour assurer des enseignements nouveaux,
· pour des opérations de formation et d'animation, dès lors qu'il s'agit d'actions limitées dans le temps requérant des intervenants dont les qualifications ne sont pas normalement mises en œuvre dans les activités de formation de l'université ou de l'institut.
30.4. Les intervenants occasionnels
Sont considérés appartenir à la catégorie des intervenants occasionnels, les enseignants ou professionnels reconnus pour leur expertise, qui assurent une prestation ponctuelle dans le cadre d'un cours, d'un séminaire ou d'un colloque.
Leur intervention est limitée à 18 heures par an. Conformément à l'article L. 122-1-1 (3ème alinéa) du Code du Travail, ces intervenants sont engagés dans le cadre d'un contrat à durée déterminée dit "d'usage". [Fin des extraits de la convention UDESCA)
LA POSITION CGT
Vu qu’à L’ICL, on donne les mêmes cours de langues chaque année
Vu que ces cours de langues ne peuvent pas être considérés comme une nouvelle matière
Vu que les cours de langues sont souvent obligatoires pour décrocher un diplôme et qu’ils font partie intégrante des formations validées par Le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de Recherche,
Vu que les profs de langues travaillent plus que 18 heures par an
Vu que les profs de langues sont appelés à donner des cours de langues dans leur domaine habituel,
il est IMPOSSIBLE si on se réfère à la CCN de l’UDESCA qu’un prof de langues travaille avec un contrat à durée déterminée et encore moins avec un CDD d’USAGE : contrat qui maintient le professeur dans une précarité perpétuelle, qui est incompatible avec le cadre contractuel de l’activité d’enseignement pour les chargés d’enseignement parce qu’en contradiction avec ce que prévoit la convention collective
Pourtant l’ICL a recours à tels contrats d’usage au-delà de 18h annuels établis pour des professeurs de langues (et sans doute pour d’autres enseignants).
Et dans vos établissements qu'en est-il ???? Si vous êtes confronté à une situation analogue, n'hésitez pas à nous contacter
Commentaires
Bonjour,
Jean-Marc Assié est un secrétaire général comme on aimerait tous en avoir dans les Universités Catholiques de France
C'est, à mon avis, les plus honnête et le plus franc !
Dommage qu'il soit asservi par des gens qui ont couverts des comportements et des mensonges à l'UCO
Bonjour Dave. Nous sommes avec toi dans cette bataille pour stopper la précarité des chargés d'enseignements. Je suis DS à Léonard de Vinci et nous avons négocié avec la direction le passage en CDI et CDII pour les chargés d'enseignements concernés et qui le souhaitent. En plus, ils disposent des avantages des autres salariés bien sûr mais aussi et surtout des règles sur le temps partiel (25% d'augmentation au delà de 10% de dépassement du temps annuel, augmentation du nombre d'heures au contrat selon le nombre d'heures de l'année passée, ...). Quand un patron est raisonnable ça se passe tout seul. Dans le cas contraire, il ne faut pas hésiter à faire pression. Bonne négo! Pascal
Salut JC
J'apprécie énormement votre commentaire parce que nous attaquons quelqu'un que vous appréciez et vous restez calme et poli
A moi de faire le même
M. Assié est Secrétaire Général de L'ICL et Président du CPN d'UDESCA quand même
D'accord, nous avons toujours quelqu'un au dessus de nous mais il est bien placé pour changer les choses quand même.
C'est un peu trop facile de dire qu'il est asservi.
Peut -être c'est vrai mais il réprésente la convention UDESCA et il signe des contrats d'USAGE ici à L'ICL en tout illégalité
Qu'est-ce que nous (les syndicats) devait faire dans ces conditions?
Ce n'est même pas la peine d'essayer de travailler en CPN (UDESCA et FESIC) parce que les conventions et les accords ne sont pas appliqués quand il s'agit d'une avance sociale
De ce fait , on soupçonne un double jeu continuel de sa part
Et tout ceci sans parler du fait que nous avons un conseil supérieur avec trois évêques. Où sont les moeurs catholiques dans tout ça et les convictions de J Marc Assié?
Je reste à votre écoute
Cordialement
Dave Neve