Les premières négociations annuelles obligatoires sur les salaires, depuis la signature de la CCN du 4 juin 2002, ont eu lieu à l’UDESCA : elles se soldent par un constat de désaccord.

 

L’intersyndicale (CFDT-CFTC-CGT-FO-SUD Solidaires) a proposé que l’ensemble des grilles de rémunération soit réévalué de dix points d’indice.  Ceci représente une augmentation de la masse salariale de 1,68 % et tient compte des difficultés financières des établissements. Pour mémoire, les prix ont augmenté en 2011 de 2,5 %.

 

Les employeurs ont choisi de ne pas en tenir compte et de revaloriser uniquement l’indice de rémunération des salariés concernés par l’augmentation du SMIC et se limitent  à l’obligation légale (annexe 2 de la CCN-Catégorie-Employé-Niveau A Employé.)

 

Cette obole n’aura des répercussions que sur le calcul éventuel de la prime d’ancienneté. La revalorisation du SMIC, qui n'est que l'application de la loi sur le niveau A de la grille annexe 2,   ne pouvant pas être imputée au bon vouloir des employeurs des universités et instituts catholiques.

 

Ainsi l’UDESCA, dans sa grande générosité, a décidé de respecter ses obligations légales pour un coût de  21 666 euros supplémentaires. Ceci ne concerne que les plus bas indices « plancher » et représente 0,026% de la masse salariale globale (près de 82 millions d’euros).

 

Pourtant, le budget des établissements d’enseignement supérieur privé associatif est en augmentation de près de 3 millions d’euros.

Pourtant, vendredi 13 janvier en début d’après-midi, Monseigneur Debergé, président de l’UDESCA, convié à la Commission paritaire nationale, a déclaré combien il était attentif au pouvoir d’achat des salariés, en particulier des plus modestes, et a indiqué que l’on ne peut se satisfaire d’arguments mettant en avant les seules difficultés financières.

Malheureusement, le Président de l’UDESCA a quitté la réunion sans que le débat ne puisse s’engager et avant la présentation des propositions employeur sur les salaires.

 

L’intersyndicale (CFDT-CFTC-CGT-FO-SUD Solidaires) s’indigne de la surdité des employeurs de l’UDESCA qui s’en tiennent à des déclarations de principe sans passer aux actes, elle maintient ses propositions et appelle les salariés à débrayer massivement le 31 janvier de 10H à 12H, afin d’exiger des augmentations de salaire décentes