Supérieur privé CGT

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

14 juillet 2010

La Cour de Cassation donne raison aux enseignants de l’ESSEC

Après bientôt 8 années et de nombreux  épisodes juridiques, la Cour de Cassation vient de rendre sa décision. Pour l’essentiel, les 19 enseignants de langues de  l’ESSEC obtiennent gain de cause : le pourvoi de l’ESSEC est rejeté et le jugement de la Cour d’Appel de Versailles est donc confirmé. Le contrat de travail est un CDI et pas un CDI intermittent,  la mensualisation s’applique bien à ces salariés (extraits) :


Mais attendu, d'abord, que selon les dispositions de l'article 17.1 de la convention collective, la distinction entre les enseignants, dits «intervenants», lesquels effectuent à temps partiel à l'intérieur de l'établissement une activité pédagogique limitée aux actes interactifs et aux réunions de coordination, et ceux qualifiés de "permanents", qui effectuent, à temps complet ou à temps partiel, l'ensemble de leur activité pédagogique, actes pédagogiques interactifs et autres activités associées au sein de l'établissement, a pour objet de définir la classification des fonctions exercées par les salariés enseignants, qu'ils soient salariés à temps plein ou à temps partiel, et non le caractère permanent ou temporaire de leur emploi ;

que, après avoir requalifié en contrat à durée indéterminée les contrats de travails à durée déterminée, la cour d'appel, qui a constaté que les salariés n'étaient pas intermittents, au sens de l'article 1er de la loi n° 78-49 du 19 janvier 1978, devenu l'article L. 3242-1 du code du travail, a exactement décidé qu'ils devaient bénéficier des dispositions de l'article L. 223-15, devenu L. 3141-29 du code du travail ;

Attendu, ensuite, que la cour d'appel, qui a relevé que le maintien en activité de l'établissement exploité par la société n'était pas assuré pendant un nombre de jours dépassant la durée fixée pour la durée des congés payés annuels, a décidé à bon droit que l'employeur avait l'obligation de régler aux salariés, pendant les périodes d'inactivité, un salaire mensuel et une indemnité de congés payés calculés en fonction du nombre de semaines d'activité, et, en outre, pour chacun des jours ouvrables de fermeture excédant la durée des congés payés annuels, l'indemnité spécifique prévue à l'article L. 3141-29 du code du travail ;

Attendu enfin, qu'après avoir constaté que l'employeur n'apportait pas la preuve de l'existence d'un accord des parties pour considérer que la période de préparation s'imputait sur les périodes d'inactivité ou que la rémunération des heures de cours comprenait celle afférente à ces périodes, la cour d'appel a souverainement estimé le montant de l'indemnité journalière prévue par l'article L. 3141-29 du code du travail ;

Lire la suite...

14 juin 2010

De l’obstination de l’ESSEC et de son directeur général, Président de la FESIC, Président de la Conférence des Grandes Ecoles.

En septembre 2007, en réaction au licenciement par l’ESSEC d’enseignants de langues, j’avais posté l’article suivant sur un blog créé quelques mois auparavant :
Quelques jours après la mise en ligne de ce texte, l’hébergeur coupait l’accès au blog et, fin décembre 2007, l’Association Groupe ESSEC et son directeur général déposaient une plainte pour diffamation publique avec constitution de partie civile. 
Le jugement du tribunal correctionnel de Paris rendu le 23 octobre 2009 m’a relaxé et a débouté les parties civiles de leurs demandes (5000 euros de frais d’avocats, 5000 euros HT pour 3 publications judiciaires, 1 euro de dommage et intérêts) :

Lire la suite...

18 octobre 2009

Un chantier s'ouvre à l'UCO sur les conditions de travail et statuts des chargés d'enseignement (vacataires).Compte rendu des réunions en annexe

L'UCO, à la demande des organisations syndicales, a décidé de se pencher sur les questions statutaires et de conditions de travail que rencontrent les chargés d'enseignement qui, faut-il le rappeler, constituent la cheville ouvrière de la Catho (ils sont plus de 900). Certains n'interviennent que quelques heures dans l'année, d'autres si leurs cours devaient être pris en compte comme ceux des enseignants permanents, ont une charge de travail représentant un mi-temps à un plein temps et demi. Les établissements d'enseignement supérieur privés imposent, parfois au mépris du droit social,  des formes contractuelles  (CDII, CDD d'usage, portage salarial, honoraires,...) aux chargés d'enseignement qui méritent d'être mises à plat afin pour le moins de les moraliser.

Lire la suite...

05 octobre 2009

"Les soutiers de l'université"

C'est  avec ce titre qu'un article du Monde décrit de façon très concrète la situation faite à des milliers d'enseignants du supérieur public qui bien souvent sont également présents dans le supérieur privé.

extrait :
"Normalement, ces personnes ont un employeur principal qui n'est pas l'université", répond Jean-Loup Salzmann, président de l'université Paris-XIII-Nord. "Cela ne justifie pas ces dérives, mais cela les explique en partie", poursuit l'universitaire"

Oui, mais quand l'employeur principal est un établissement d'enseignement supérieur privé c'est la double précarité, le cercle vicieux dont il est difficile de sortir : "si je perds mon employeur principal privé je ne pourrais plus enseigner à l'université" pensent de nombreux 'vacataires'. C'est ce qui les conduit bien souvent à accepter dans le privé des conditions à peine meilleures : aucune garantie véritable d'une année sur l'autre quant au volume horaire, à qualification égale, salaires inférieurs à ceux des salariés dits "permanents", absence de prévoyance et mutuelle dans certains cas ou moindre couverture dans d'autres, difficultés à être électeurs ou candidats dans les instances représentatives du personnel, absence de formation continue etc.

De nombreux articles de ce blog font état de cette situation et la CGT du supérieur privé s'efforce de faire en sorte d'améliorer la situation de ces salariés.

A ce jour, bien souvent, c'est l'action juridique aux prud'hommes qui permet d'obtenir réparation mais cela n'est pas satisfaisant d'autant plus que le recours aux prud'hommes intervient après un licenciement.

Dans les commissions paritaires des 3 conventions collectives couvrant l'enseignement supérieur privé, la CGT avec d'autres organisations syndicales, avance des propositions pour faire reculer cette précarité et obtenir les mêmes droits pour tous les salariés. Ces objectifs seront atteints plus rapidement si de plus en plus d'enseignants 'vacataires'  s'organisent dans les syndicats. Aussi, n'hésitez pas à nous contacter.

28 septembre 2009

On reparle des CDD d'usage à l'UDESCA et sans doute ailleurs !

Dave Neve, délégué syndical à HEI a été mandaté par la CGT pour négocier le protocole électoral. A cette occasion, le dossier épineux de l'accumulation des CDD d'usage pour des cours qui se répètent d'une année sur l'autre et parfois sur des volumes horaires conséquents a été à nouveau soulevé. Nous reprenons ici l'analyse qu'en fait Dave (en changeant quelques éléments de son style si savoureux!) s'agissant des enseignants en langue

Retrouvez le blog de Dave à l'adresse suivante : http://cgt-hei.blogspot.com/

Lire la suite...

06 juin 2009

SCIENCES PO : ... et les profs de langues ...

SCIENCES PO, école réputée dans le secteur de l'enseignement supérieur, s'apprête à revoir l'enseignement des langues dans l'école. Seul problème : les profs n'en veulent pas la jugeant préjudiciable à un enseignement de qualité. De plus, les institutions représentatives du personnel n'ont même pas été consultées pour une réforme qui, si elle est appliquée risque d'entrainer de nombreuses suppressions d'emplois ...
La CGT est très bien représentée à Sciences Po et y joue un rôle important. Nous sommes bien sûr solidaires des profs de langues, des étudiants et des autres salariés. Une manifestation spontanée a déjà eu lieu cette semaine devant l'école. Une action collective se prépare et nous espérons que la direction va prendre en compte les revendications des salariés pour l'intérêt de tous.
En attendant, si vous rencontrez des difficultés à Sciences Po en tant que salarié, contactez nos élus du personnel ou contactez nous directement, on est là pour vous aider à y voir plus clair ...
En pièce jointe, un article élaboré par l'une de nos camarades, qui a pour mérite d'élargir le problème à la réforme des langues au lycée sans pour autant oublier les problèmes rencontrés à Sciences Po aujourd'hui.
Réagissez sur ce blog et donnez votre point de vue!

21 mars 2009

INSEEC CEFIRE Paris : Prochaines élections des délégués du personnel - 1er tour - Jeudi 9 avril 2009

  • Vous êtes salarié au CEFIRE et vous souhaitez en savoir un peu plus sur le rôle et les moyens des délégués du personnel.
  • Vous êtes en situation difficile pour faire respecter vos droits.
  • Vous estimez subir un statut précaire (CDD à répétition, conditions de travail, ...). 
  • ...

Pour toutes ces raisons et d'autres, vous pouvez nous contacter en vue des prochaines élections de délégués du personnel. Contact : Pascal Régnier - 06 77 13 38 80 - pascal.regnier@snpefp-cgt.org

PARSONS PARIS : la direction joue la montre contre deux salariés licenciés actuellement aux prud'hommes ...

SALARIES DE PARSONS PARIS : notre syndicat a connu quelques problèmes avec Parsons Paris après le départ de notre délégué syndical et le licenciement de notamment deux de nos camarades. Nos deux camarades sont aux prud'hommes contre PARSONS Paris mais l'employeur joue la montre en retardant au maximum l'audience du 1er jugement (transmission tardive des informations, ...). Au delà de la situation de nos deux camarades que nous suivons, la défense de vos droits à vous aussi nous préoccupe. Nous sommes parfaitement implantés maintenant dans le supérieur et notamment dans les écoles d'art (Condé, CREAPOLE, ESAG Penninghen, ...) qui ont pour similitude de rencontrer des difficultés dans le respect du droit du travail ...

Lire la suite...

16 février 2009

LEONARD DE VINCI (PULV) : Négociations en cours sur les contrats pour les chargés d'enseignement ("vacataires")

Au Pôle Universitaire Léonard de Vinci (PULV) des négociations sont actuellement en cours notamment sur la mise en place de contrats plus sécurisés pour les chargés d'enseignement, dont les professeurs de langues. Cette négociation a pour objet d'adapter la convention collective de l'enseignement privé hors contrat qui est applicable depuis le 1er septembre 2008 et qui prévoit les mêmes droits pour les salariés, qu'ils soient en CDII ou en CDI. Nous n'avons pas encore défini le temps plein pour le chargé d'enseignement ...

Retrouvez en annexe un article que nous avons publié en novembre 2008 dans notre journal.

Vous intervenez au PULV et vous souhaitez en savoir plus, nous informer de votre expérience ou tout simplement nous contacter ... Pascal Régnier - DS CGT - 06 77 13 38 80 - pascal.regnier@snpefp-cgt.org.

07 février 2009

CDD successifs - 'Vacataires' : Condamnation de 2 grandes écoles, l'ESSEC et l'ESTACA, par La Cour d'Appel de Versailles

Parfois pas de contrat écrit, pas de véritable statut, ne bénéficiant pas des mêmes droits que les autres salariés : c'est le lot commun de nombreux enseignants dits "vacataires" dans le supérieur privé ou public. Pour le public, le statut de "vacataire" existe et est encadré par décret. Il est en principe réservé à des experts professionnels ayant un emploi principal par ailleurs et ne venant dispenser que très peu de cours.

Dans le privé, certaines écoles considèrent qu'elles peuvent recourir comme bon leur semble à des enseignants "vacataires", payés à l'heure de cours et dont elles peuvent faire varier la charge annuelle en fonction de leurs besoins. Ces salariés sont en CDD à répétition d'année en année. A l'ESTACA et à l'ESSEC, des enseignants ont dit non à cette situation et après plusieurs années de procédure, la cour d'appel de Versailles leur a donné raison sur l'essentiel des demandes.

Lire la suite...

- page 1 de 2